lundi 21 décembre 2020

Bilan de la progression de mes apprentissages dans le cours


 

apprentissage

La première chose qui me vient à l’idée concernant mon apprentissage dans ce cours est les théories d’apprentissages. Bien que nous avons tous une expérience en tant qu’étudiants et que nous avons appliqué ces théories dans nos différents cours, nous n’avions jamais su mettre un nom dessus. Ceci va certainement aussi nous aider une fois devenu enseignant à les appliquer dans nos cours. De plus étant moi-même mère d’un enfant à besoin particulier, j’ai suivi des formations concernant les méthodes applicables à ces enfants pour leur apprentissage, mais à aucun moment on m’a expliqué que cette théorie d’enseignement est le behaviorisme, ce n’est qu’une fois dans ce cours que j’ai su, ce que je suis en train d’appliquer à mon enfant. 

On se rend compte aussi de l’importance d’impliquer les étudiants dans leur propre apprentissage, car l’exposé magistrat ne constitue pas à lui seul un bon outil favorisant la réussite des étudiants, d’où l’importance d’incorporer des stratégies d’apprentissage variées en lien avec les objectifs du cours. 
D’ailleurs, le fait de préparer un plan de cours nous amène aussi à comprendre les différentes composantes et la complexité qui est de créer un, je citerai ici l’exemple de l’élaboration des objectifs suivant l’une des taxonomies du domaine cognitif (le plus courant), affectif ou psychomoteur, qui est un élément que je ne connaissais pas avant d’intégrer ce cours. 

D’autre part avec l’élaboration d’un plan de cours, on remarque l’importance du respect du principe de l’alignement pédagogique. On comprend plus clairement que dans le cas ou le contenu du cours, les stratégies d’enseignements et d’apprentissage et les évaluations sont en cohérence avec les objectifs visés du cours, dans ce cas-là le cours respecte l’alignement pédagogique. Si ce n’est pas le cas, il y a de fortes chances que l’étudiant ne comprenne pas lui-même le cheminement de ses apprentissages. Il m’est arrivé dans le passé de suivre des cours purement technique dans lequel on devait effectuer des calculs et des schémas, mais l’évaluation était un choix de questionnement, de ce fait l’étudiant n’est pas motivé à comprendre parfaitement les composantes du cours, du fait qu’il sait qu’au moment de l’évaluation il n’aura pas à appliquer ce qu’il a appris durant son cours. D’où l’importance de former un ensemble logique et cohérent entre les trois composantes. 

Chaque futur enseignant doit connaître tous ces éléments cités plus haut afin de mettre en place les conditions essentielles au maintien d’un climat propice favorisant les apprentissages. Le fait de connaître les différentes théories d’apprentissage va nous aider en tant que futur enseignant à s’adapter aux différentes situations, car chaque stratégie a ses avantages. 
Connaître aussi les différents modèles et les stratégies (études de cas, classe inverses…) va certainement aider à varier et expérimenter différents types d’activités d’apprentissage pour augmenter la motivation des étudiants et répondre au mieux aux objectifs fixés. 

Pour ce qui est de la collaboration entre enseignements celle-ci est bien évidement importante est ne peut être que positive. Elle peut prendre diverses formes comme la prise de décision, la planification du cours ou l’élaboration d’une grille d’évaluation. Il faudrait dans ce cas là trouver le temps adéquat pour planifier une rencontre et c’est l’une des difficultés de la collaboration, car le planning de travail n’est pas le même pour tous. Par contre grâce aux outils technologiques du moment des rencontres virtuelles peuvent faciliter un peu plus les choses. 

mercredi 25 novembre 2020

L’alignement pédagogique dans le contexte de mon cours

Photo : Capform Express

L’alignement pédagogique est représenté sous forme d’un triangle équilatéral de trois composantes : 

  • Les objectifs d’apprentissages : ce que les étudiants sont capables de faire une fois le cours terminé 
  • Activités pédagogiques : représente la stratégie utilisée durant le cours pour l’atteinte des objectifs pédagogiques mentionnés précédemment 
  • L’évaluation : afin de savoir si les apprentissages réalisés sont bien acquis et que les objectifs sont atteints.


 
Source : Université de Lorraine

En résumé, pour qu’il y ait un alignement pédagogique dans la construction d’un cours, les objectifs d’apprentissage devraient être cohérents avec l’activité pédagogique et les dispositifs d’évaluation. Un défaut d’alignement peut causer une baisse de motivation chez l’étudiant, mais aussi de mauvais résultats lors des évaluations. 


Dans le contexte de mon cours, les objectifs d’apprentissages sont en lien avec le devis ministériel (les éléments de compétences) et définissent ce que les étudiants vont être capables de faire à la fin de la leçon. C’est en se basant sur ces objectifs que les activités en classes ont été élaborées. En effet pour mon cours il y a 3 objectifs qui ont été fixés en utilisant la taxonomie de Bloom. Pour chaque objectif une activité sera réalisée par les étudiants au travers de consignes claires données par l’enseignant.


Pour mon cours, j’ai choisi d’utiliser la méthode de la classe inversée, dans laquelle on va travailler sur une tâche authentique que les apprenants auront certainement à faire une fois admis dans le marché du travail. La classe inversée permet aux étudiants de travailler à distance sur des activités de bas niveau cognitif (lire des documents, visionner des capsules) et réserver le temps de classe à exercer des activités plus complexe. En classe, l’enseignant commence par donner une explication du contenu basée sur un exemple concret, il va ensuite donner des activités à réaliser par les étudiants. Les activités proposées rapprochent l’étudiant des acquis d’apprentissages fixés pour ce cours.


Durant sa pratique, l’étudiant aura à travailler seul pour l’exécution des tâches demandées, ceci constitue en soi une évaluation formative, pour laquelle il aura une rétroaction sur place, par l’enseignant qui fera le tour de classe.


En procédant ainsi, on assure une cohérence entre les objectifs d’apprentissage, les activités pédagogiques et les stratégies d’évaluation. L’étudiant aura une meilleure compréhension des liens entre le contenu du cours, les tâches à exécuter et les attendus, ceci va jouer positivement sur sa motivation et sur son auto-évaluation. 


lundi 28 septembre 2020

Les pratiques d’enseignement aujourd’hui




Selon Hill (1977) , les théories de l’apprentissage sont utiles pour deux principales raisons :
  • Elles fournissent un cadre conceptuel pour l’interprétation de ce que nous observons.
  • Offrent des orientations pour trouver des solutions des problèmes rencontrés.
Chaque théorie d’apprentissage a influencé de diverses façons les approches pédagogiques. Commençant par le modèle béhavioriste qui se base principalement sur des recherches sur les animaux. Ce modèle ne s’intéresse qu’au comportement conditionné par l’environnement, l’apprenant est soumis à des stimulis, qui vont le conduire à produire une réponse pour laquelle l’enseignant donnera un renforcement positif ou négatif selon la réponse donnée. Ainsi par la force des choses cette réponse deviendra un conditionnement et c’est là que se situent les limites de cette approche, car on ne cherche nullement à comprendre ce qui se passe dans la tête " boîte noire" de l’apprenant.

Les travaux de Tolman ont ouvert la voie à une réforme du dogme béhaviorisme. L’approche cognitiviste va s’intéresser à la façon dont l’étudiant traite l’information reçue. Pour les cognitivistes, le rôle de l’enseignant est d’aider à la construction et l’organisation des connaissances, par exemple : élaborer des cartes conceptuelles, noter les idées principales… etc., l’apprenant va traiter l’information en la rajoutant à toutes ces connaissances acquises précédemment. Donc contrairement au behaviorisme l’apprenant a un rôle actif en l’amenant à avoir plus de pouvoir sur la façon dont il construit l’information (metacognition).

Tout comme le cognitivisme, l’approche constructiviste considère l’apprenant comme étant un acteur actif de l’apprentissage, car comme son nom l’indique l’apprenant construit ses connaissances, les organise et les structure selon son bagage personnel et de ses propres expériences. Pour Piaget précurseur de ce modèle, l’apprenant organise son monde au fur et à mesure qu’il apprend, en s’adaptant. 

Contrairement à ce qui se faisait auparavant, l’apprenant participe actuellement activement à l’acquisition du savoir, comme expliqué précédemment à travers les 2 approches de cognitivisme et constructivisme. De cette manière, l’apprenant deviendra autonome, aura une meilleure compréhension de son environnement et une meilleure adaptation que ce soit dans ces futures expériences professionnelles ou personnelles, du fait qu’il aura cette qualité de faire appel à son savoir au moment opportun. Dans cette approche l’enseignant servira de guide qui va accompagner l’apprenant à confronter ses connaissances antérieures aux nouvelles informations qu’il doit intégrer. De plus actuellement l’apprentissage est aussi orienté vers les échanges entre pairs en confrontant ses idées avec celles des autres, ce qui permet d’intégrer de nouvelles connaissances et d’avoir une meilleure capacité d’analyse. Dans ce cas aussi l’enseignant aura le rôle de coach en proposant aux étudiants des activités pédagogiques permettant cette interaction. Ceci dit, bien que le béhaviorisme soit vu comme obsolète, cette approche peut être aussi très utile dans certains cas notamment pour les formations requérant des gestes répétitifs par exemple pour le respect d’un protocole à suivre, et aussi avec les personnes atteintes de déficiences mentales.

En conclusion les théories d’apprentissages ont évolué et se sont adaptées aux nouveaux concepts ou chacune d’elle a apporté sa pierre à l’édifice, en influençant de diverses stratégies pédagogiques.

Bilan de la progression de mes apprentissages dans le cours

  La première chose qui me vient à l’idée concernant mon apprentissage dans ce cours est les théories d’apprentissages. Bien que nous avons ...